Edito décembre 2025

À l’approche des fêtes, le rythme ralentit enfin. Décembre ouvre une parenthèse où l’on retrouve les siens. La lumière se fait rare mais plus précieuse. C’est un temps suspendu : celui des repas partagés.
Peu à peu, la clarté reviendra. Les jours s’allongeront, presque imperceptiblement d’abord, puis avec cette énergie discrète qui annonce le renouveau. Et avec le printemps s’ouvrira pour Mahury un moment fort : le salon Journalistes-Ecrivains, qui consacrera cette année la Guyane comme invitée d’honneur.
Un rendez-vous qui mettra en valeur notre territoire et tout ce qui fait la singularité de notre maison.
En refermant cette année, nous gardons en tête ce mouvement cyclique : se rassembler, laisser reposer, puis reprendre l’élan.
Que ces semaines de fêtes soient pour vous l’occasion d’un retour à ce qui compte, dans la douceur de la lumière qui revient !

Alisson Constable, Directrice Générale

Être éditeur, pour moi, n’a jamais été seulement publier des livres. C’est un mouvement plus souterrain. Tenir ensemble ce qui me traverse (les territoires, les voix, la mémoire, la quête de sens) et en faire un espace partageable.
Au fond, ma mission commence là : écouter ce qui cherche à naître. Il y a des manuscrits, oui. Mais aussi des silences. Des récits que personne n’a encore formulés. Des voix qu’on n’attend pas.
Être éditeur, c’est être poreux à tout cela, et décider : « Oui, cela mérite un passage. » Ce geste, minuscule en apparence, est peut-être le plus décisif.
Publier, c’est ensuite donner forme. Choisir une typographie, un papier, un rythme, une cohérence. Dire non à la dispersion, oui à la justesse. Chercher l’équilibre. Ce travail, souvent invisible, est pourtant celui qui me relie le plus à ma propre exigence. Il m’oblige à clarifier ce que je veux défendre, ce que je refuse, ce que j’assume.
Et puis il y a le lecteur.
Celui que je ne rencontre pas, que je ne connais pas, mais auquel je pense constamment. Pas comme une cible, mais comme un partenaire silencieux. Faire ce travail, c’est croire que quelque part, quelqu’un a besoin de cette page que je vais publier.
Au fond, ma mission d’éditeur tient peut-être en trois mots :
transmettre, éclairer, relier.

Mathias Aubry-Rakowski, Editeur

lire d’autres articles